(HIBISCUS) ABELMOSCHUS
ABELMOSCHUS MOSCHATUS
MUSK OKRA
MUSKDANA
L'AMBRETTE
Présentation de la substance homéopathique :
A ne pas confondre avec l'hibiscus groseillier sabdarifa ou cannabinus ou avec ses cousins l'hibiscus piment, l'hibiscus gombo esculentus ou l'abelmoschus manihot, l'hibiscus abelmoschus moschatus est l'ambrette ou gombo musqué ou encore ketmie musquée, une plante aromatique tropicale (Inde et Antilles) de la famille des Malvacées dont on utilise la pousse fraîche ou les graines.
L'huile d'ambrette obtenue par pression de ses grains a un fumet comparable au musc d'où son nom anglais de musk okra ou muskdana.
Outre ses propriétés largement utilisées en parfumerie, en Inde, l'ambrette est très recherchée pour ses vertus aphrodisiaques, tonicardiaques, digestives, apéritives, carminatives et diurétiques. L'ambrette est un stimulant puissant, un antispasmodique et un désinfectant de l'air. Elle agit contre les ballonnements, les maladies cardiaques et les états dyspepsiques. Elle apaise aussi la soif et les nausées, les infections urinaires, les gonorrhées et les leucorrhées anormales. En teinture mère, l'ambrette est très utilisée en Inde pour toutes les pathologies nerveuses, les dépressions et les crises de nerfs.
Chez les indiens de la forêt vierge, les graines d'abelmoschus moschatus sont connues pour leurs vertus contre les venins de certaines araignées et de certains serpents.
Des études récentes sur l'ambrette prête à son huile essentielle obtenue par pression et écrasement des graines des vertus contre certains cancers à des stades avancés en accompagnement des traitements classiques.
L'ingestion de la plante provoque des somnolences, des poussées dysphagiques (sensation de gêne lors de la déglutition des aliments et de leur progression dans l'œsophage) ainsi que des œdèmes plus ou moins importants et localisés aux mains et aux jambes ainsi qu'un faisceau de symptômes plus ou moins lointains rappelant ceux consécutifs à une piqûre ou une morsure venimeuse.
Abelmoschus moschatus est un des grands remèdes antidotes des venins (insectes, arachnides, serpents). Prise plusieurs fois dans la journée, on lui prête une action préventive contre les moustiques.
Symptômes généraux :
- piqûres d'insectes
- piqûres de moustique (préventif, curatif)
- piqûres de guêpes
- piqûres de frelons
- antidote au venin de certaines araignées (l'ingestion des graines de la plante est un remède connu des indiens en milieu tropical)
- traitement des symptômes liés à ces morsures.
- antidote au venin de certains scorpions (idem)
- morsures de certains serpents (idem)
- oedèmes consécutifs à ces différentes piqûres ou morsures
- tous les symptômes consécutifs à une morsure ou une piqûre d'insecte à venin.
- peur du venin
- peur de l'empoisonnement
- peur des insectes
- peur de la nuit (à cause des insectes)
- peur des lieux sombres et humides propices à la présence des insectes ou serpents
- peur panique des araignées, des serpents, des scorpions
- peur panique des insectes douloureux
- peur panique des maladies transmises par les moustiques
- cherche à se protéger des piqûres par tous les moyens
- surveille toujours avant de s'asseoir qu'il n'y a pas un insecte
- peur de soulever des pierres ou de passer sa main dans un buisson à cause des araignées ou des insectes
- peur même de regarder une photo d'insectes ou d'araignées ou de scorpions (frissons de dégoût et de peur en regardant)
- tête lourde et enserrée (impression d'étau)
- épuisement nerveux
- crises de nerfs
- certaines dépressions réactionnelles
- douleur pointue dans les yeux, derrière les yeux (douleurs clou)
- papillons, tâches grises devant les yeux qui altèrent la vision. Les tâches peuvent être zébrées ou pointillées. Elles sont le plus souvent fixes et remontent en « glissant » le long du mouvement de l'œil avant de redescendre.
- Outre ces tâches grises, on note la présence de scotomes, tâches aveugles du champ de vision où le sujet ne voit rien. Cette zone aveugle est distincte du point d'ancrage du nerf optique qui est un scotome commun à tous. Ce symptôme est difficile à repérer car en présence de scotomes le cerveau remplit les vides en reconstruisant par déduction l'espace manquant de l'image.
- Démangeaisons
- Difficultés d'élocution : mâchoires bloquées (trismus)
- Difficultés d'élocution : salive épaisse, poudreuse, en pâte qui colle et ralentit la diction qui devient un effort. L'effort salivaire est audible.
- mâchoires refermées, dents serrées, crampes maxillaires, tétanie maxillaire.
- Trismus (spasme du masséter – muscles masticateurs) : altération des capacités à ouvrir la bouche. La mâchoire semble verrouillée. L'acte d'ouvrir la bouche est complexe et douloureux. La bouche peut être ouverte en passif mais le mouvement actif semble perdu. Note : le trismus est détectable par le test des trois doigts superposés dans la bouche en actif : si l'introduction des trois doigts est possible sans douleur, pas de trismus. Si l'action provoque une douleur ou si seul un ou deux doigts peuvent entrer, risque de trismus.
- Salive bruyante.
- Salive s'étirant en fils quand la bouche s'ouvre.
- difficultés d'élocution : lèvres paralysées, insensibles
- dysphagie : gêne lors du passage et de la progression des aliments dans l'œsophage.
- douleurs gastriques
- douleur en écharde au thorax
- œdème des extrémités (pieds et mains) avec sensation de froid intense
- tremblement des pieds et des mains
- paralysie des pieds et des mains
- Epigastralgies : Douleurs perforantes ou en écharde localisées dans la région épigastrique (région supérieure du ventre située de quelques centimètres au-dessus du nombril jusqu'au bas du sternum. Le « creux de l'estomac » se situe grosso modo au milieu de l'épigastre).
- Spasmes thoraciques. Décharges aigues et/ou diffuses au niveau du thorax.
- Visage blanc virant sur le jaune.
- désir intense d'aliments et de boissons froides.
- Œdème des mains et des pieds avec doigts et orteils glacés ou ressentis comme glacés.
- nette aggravation la nuit
- sensation de tête lourde, difficile à soulever, difficile à maintenir. Sensation accompagnée de crise de somnolence, d'abrutissement. La nuque et les épaules sont parfois raides.
- Sensation d'avoir le front entouré/serré par un lien ou un bandage
- Dyspnée : respiration difficile, obstruée. Respirer nécessite un effort qui rend conscient le fait de respirer alors que ce réflexe devrait rester inconscient. La respiration est perçue comme difficile, désagréable, angoissante comme si on n'allait pas y arriver ou pas arriver à inspirer totalement. Comme une gêne sur le trajet de la respiration. Une obstruction dans la trachée. Une oppression musculaire qui génère angoisse, palpitations et agitations avec parfois épisodes de stupeur et d'abattement. Dans ce tableau ce n'est pas la peur qui induit la dyspnée mais la difficulté respiratoire qui génère la sensation de peur.
- Dyspnée entraîne palpitations, tachycardie et angoisse induite
- La dyspnée entraîne une oppression ressentie dans la région thoracique et partie supérieure du ventre (diaphragme, parfois ensemble de la région précordiale)
Profil type :
Le profil type d'Abelmoschus est un phobique des insectes avec peur quasi hystérique des araignées, des scorpions et des serpents. Il (elle ?) pousse des cris quand une guêpe s'approche et ressent des frissons d'horreur à l'idée de croiser une araignée ou encore pire un scorpion. Il ferme soigneusement les portes et les fenêtres pour ne pas risquer de laisser entrer un insecte. Le bourdonnement d'un insecte le hérisse surtout la nuit s'agissant des moustiques. Abelmoschus fuit les endroits chauds et humides. Il est persuadé que s'il se promène entre le coucher et le lever du soleil il risque d'être piqué par un moustique qui lui transmettra une maladie grave. Abelmoschus ferme donc soigneusement les fenêtres et fouille sous et à l'intérieur de son lit pour s'assurer qu'aucune araignée ne s'y trouve. Il ne mettra jamais les mains dans une vieille malle ou dans un buisson de peur de refermer ses doigts sur un insecte. Le véritable Abelmoschus se révèlera même incapable de regarder en face ou de poser la main sur une photo représentant un insecte velu.
En phase aigue et installée, les premiers symptômes clés d'abelmoschus sont la palpitation cardiaque et la dyspnée avec oppression de la région précordiale, douleur thoracique en flèches saillantes et sensation de peur induite.
Symptôme clé suivant ou symptôme psychique complétant (il faut ce symptôme pour faire abelmoschus) : abelmoschus a une peur épouvantable des serpents, araignées, scorpions, vives, insectes venimeux, tout ce qui peut le piquer ou le mordre et lui injecter du venin (deuxième symptôme clé, symptôme psychique accompagnant).
Troisième série de symptômes clé, abelmoschus ressent beaucoup de spasmes et des douleurs perforantes ou en écharde au niveau de l'épigastre avec sensation de gêne à la déglutition et au passage des aliments dans l'œsophage (dysphagie).
Quatrième symptôme clé, il a de grandes difficultés d'élocutions en raison de crampes maxillaires et d'un trismus débutant ou installé et aussi et surtout en raison d'une salive épaisse et collante avec fils de salive lorsque la bouche s'entrouvre. La salive est tellement abondante et collante qu'elle fait du bruit et que ce bruit de rouages trempés accompagne et recouvre les mots.
Attention, le symptôme phobique des serpents, araignées et insectes venimeux doit être présent dans l'esprit d'abelmoschus quand on l'évoque, de même que des tremblements et des paralysies touchant le plus souvent les mains et les pieds.
Si vous ajoutez à ce tableau une faims et une soif d'aliments froids ainsi qu'une nette dégradation de l'ensemble de ces symptômes à mesure que la nuit avance vous êtes sans erreur possible dans le tableau d'abelmoschus.

