ABRUS PRECATORIUS
JEQUIRITY BEAN
« HARICOTS PATERNOSTER »
« SUSAN NOIR-OBSERVE »
YEUX DE CRABE
ARBRE A CHAPELETS
GRAINE DIABLE
POIS DE ROSARY
LA REGLISSE INDIENNE
(FAUSSE REGLISSE)
Présentation de la substance homéopathique :
Originaire du continent sud-américain et présent dans tous les secteurs tropicaux de la planète, abrus precatorius ou fausse réglisse sauvage est une liane grimpante de la famille des papilionacées aux gousses contenant des graines dont la belle couleur rouge-orange ou rouge coccinelle à capsule noire a pour fonction d'attirer les oiseaux afin d'être mangées puis disséminées dans la nature pour donner naissance à d'autres lianes. L'enveloppe de ces graines, très dure et presque impossible à croquer, contient une des substances les plus toxiques du règne végétal, l'abrine, toxalbumine protéique qui agglutine entre eux les globules rouges et provoque la mort par paralysie et asphyxie.
Ces graines en forme de haricots ont très longtemps servi en raison de leur dureté à la confection des grains de chapelets de prière (on les utilisait aussi en Afrique pour peser l'or). D'où leur sobriquet d'haricots paternoster. Ces graines reviennent semble-t-il en « odeur de sainteté » sous la forme de bracelets de pacotilles vendues sur les marchés. A tel point que la confédération helvétique a récemment alerté sa population du danger que représente ces bijoux s'ils sont mis dans la bouche (encore faut-il rompre l'enveloppe des graines pour que le poison se répande). Donc si vous possédez un vieux chapelet de grand-mère ou si vous avez acheté récemment un bracelet ou un collier aux grains oranges et très durs, ne les portez pas à votre bouche, ne la croquez surtout pas et, dans le meilleur des mondes, jetez-les à la poubelle car la dose d'abrine même desséchée qu'un seul de ces grains contient pourrait facilement vous envoyer ad patres. D'autant que la substance est hautement soluble dans l'eau et qu'il semble que soit rapporté un cas d'intoxication grave après ingestion d'une tisane dans laquelle avait trempé un chapelet composé de ces grains. C'est d'autant plus préoccupant qu'abrus precatorius qui est aussi un fort joli petit arbuste commence à envahir les pépinières et les maisons.
Comme tout produit hautement toxique, son utilisation en homéopathie sert à guérir les affections que la substance administrée à haute dose provoque sur l'organisme. Ici les résultats visés ciblent principalement les propriétés analgésiques, sédatives et anti-inflammatoires de la substance, notamment au niveau de l'oeil. Une autre propriété étonnante d'abrus sera donné dans la section « profil type » à titre exclusivement indicatif car il semble d'après les études les plus récentes qu'abrus soit pressentie comme la première pilule contraceptive homéopathique.
Symptômes généraux :
- Vertiges, malaises, sensations de déséquilibre
- Vertiges avec douleurs lancinantes dans les jambes.
- Vertiges avec tête lourde, comprimée, comme enserrée au niveau des tempes.
- La plupart des formes de névralgies, douleurs fulgurantes sur le trajet des nerfs.
- Maux de gorge de type inflammatoire avec enrouement, fatigue des cordes vocales
- Amygdalites (inflammation douloureuses des amygdales)
- Conjonctivite
- Catarrhe
- Sujet confus, l'esprit est embrouillé. L'effort intellectuel et en particulier la lecture est pénible : le sujet inverse les lettres qu'il lit.
- Yeux rougis
- Yeux brûlants
- Sensation de gêne oculaire, de corps étranger au niveau de l'œil. Le sujet frotte fréquemment l'œil atteint mais la sensation ne disparaît pas. La sensation de corps étranger « à l'intérieur » de l'œil ressemble à celle qui précède la formation des orgelets ou des conjonctivites.
- Photophobie : clignement des yeux et sensations de piqûres à la lumière. La lumière pique et provoque le larmoiement et la fermeture réflexe des yeux.
- Clignements convulsifs des paupières
- Blépharospasme : spasmes incontrôlables des muscles orbitaux provoquant le clignement puis la fermeture des paupières de quelques secondes à plusieurs minutes.
- Bourdonnements dans les oreilles, sifflements comme des acouphènes. Les bruits parasites sont à l'arrière plan, pénible quand consciemment perçus. Ils altèrent l'audition et diminue la perception que le sujet a de sa propre voix. La voix est lointaine, assourdie, comme si le sujet « parlait en se bouchant les oreilles avec les doigts »
- Sensation d'avoir les oreilles bouchées par un corps étranger ou du cérumen. Besoin fréquent et sans résultats de se laver les oreilles, de se passer le doigt dans les oreilles. La sensation de corps étranger dans le conduit auditif et/ou de resserrement du conduit auditif rappelle les symptômes de débuts d'otites.
- La langue est recouverte d'une épaisse pâte blanche en croûte qui colle sous l'ongle quand on la gratte et qui recouvre les papilles, altérant le goût (agueusie) et parfois la sensation d'odorat.
- Gorge sèche avec toux sèche et impression d'étranglement, de resserrement, de corps étranger (remarquez que tant pour les yeux que les oreilles, la langue et la gorge, il y a cette sensation de gêne, de constriction, de resserrement, de corps étranger).
- Nausées
- Diarrhées
- Impression d'estomac vide
- Enurésie
- Sensation d'avoir urgemment besoin d'uriner. Sensation de vessie pleine. Se précipite aux toilettes en se tenant le ventre.
- Impression que la vessie se remplie constamment.
- Brûlures pendant la miction.
- La miction produit peu d'urine. Impression que l'on va uriner beaucoup mais seulement quelques gouttes après efforts de poussée.
- Décoloration des urines
- Dyspnée : sensation d'un corps étranger, d'une gêne, d'un resserrement sur le trajet de la respiration. La respiration est difficile, laborieuse, sifflante. Le sujet a l'impression de ne jamais parvenir à remplir complètement ses poumons, comme si la cage thoracique était bloquée et bloquait le remplissage des poumons. Pas de respiration supérieure.
- Impression d'étouffer, de s'étrangler, de ne pas avoir assez d'air, de ne pas pouvoir absorber assez d'air.
- Angoisses et agitation dues à la dyspnée
- Le sujet ouvre les fenêtres et recherche les courants d'air
- Emphysème
- Sensations de faiblesse, de douleurs cardiaques. Arythmie. Le pouls est fort. Sensation que le sang cogne dans les veines, les tempes.
- Sensation de poids sur la poitrine, d'oppression, de compression cardiaque accompagnant la dyspnée.
- Les symptômes cardiaques provoquent angoisse et agitation. Sensation de mort imminente aggravée par la dyspnée.
- Grande fatigue permanente, « coups de barre », hypersomnie, le sujet a sans cesse envie de dormir. La tête tombe.
- Quasi impuissance. Erection partielle. Erection molle et incomplète. Perte d'érection pendant le rapport, au moment de la pénétration. L'excitation sexuelle chez l'homme est violente, frustrante, passagère. L'acte sexuel, l'effort sexuel épuise et est vécu comme inaccessible. L'érection est difficile à obtenir et à maintenir. Pour parvenir à l'érection, le sujet essaie de fantasmer mais ses fantasmes sont fugitifs, embrouillés, impossibles à retenir.
- Flux menstruel très abondant, hémorragique avec présence de caillots.
- Stérilité
- Fausses couches répétées.
- Les membres et en particulier les jambes sont douloureuses, endolories, meurtries avec douleurs diffuses sous-cutanées et musculaires, douleurs changeantes, difficilement localisables.
- Tremblements des mains.
- Parésie des poignets et des mains (diminution de la capacité de mouvement et de préhension).
- Sujet perpétuellement épuisé au moindre effort. Ne supporte pas le moindre effort.
- Tous les symptômes sont améliorés au grand air, à l'air froid, aux courants d'air, par le sommeil, le repos.
- Tous les symptômes sont aggravés au réveil, au petit matin, à la chaleur, à l'effort.
Profil type :
Hormis le profil symptomatique souvent partiel et incomplet ou en tout cas souvent trop large pour être facilement identifié en première intention, un des principaux intérêts d'abrus precatorius réside dans le fait que les dernières expérimentations font apparaître que cette substance pourrait apparaître à terme comme la première pilule contraceptive homéopathique. En effet certains produits homéopathiques comme pulsatilla, kalium carbonicum ou natrum muriaticum ont déjà montré une action contraceptive (et non abortive) par leurs effets de renforcement de la paroi utérine et leur action ciblée sur la fécondation. Mais ces effets étaient souvent secondaires et induits ainsi que de courtes durées. Ce qui ne semble pas être le cas d'abrus precatorius.
Attention ! Ce profil et ces précisions ne sont donnés ici qu'à titre d'exemple et de curiosité sur des expérimentations encore en cours. A ce titre il n'est nullement question ici de laisser croire que la prise d'abrus pourrait dispenser les femmes qui ne désirent pas être enceintes de poursuivre le traitement gynécologique ainsi que les pilules prescrites. Seul un gynécologue est habilité à administrer un traitement visant à éviter les grossesses. De même, si votre homéopathe choisit de prescrire abrus ou si vous choisissez de prendre abrus sur la base de vos symptômes clinique, cela ne doit en aucun cas vous dispenser de poursuivre ou d'entreprendre un traitement contraceptif si vous ne souhaitez pas être enceinte. Enfin et pour dissiper des confusions courantes et dangereuses, ne confondez jamais contraception et protection. Un produit contraceptif quelque qu'il soit (spermicide, pilules…) ne protège pas des maladies sexuellement transmissibles type SIDA. Donc suivre un traitement contraceptif ne vous dispense en aucun cas de la protection du préservatif.

