Quelle dilution utiliser et à quel dosage ?
L’homéopathie est disponible sous forme de granules (tubes), globules (doses), liquide (teintures mères ou préparations spéciales) ou comprimés (préparations spéciales à base de mélanges homéopathiques).
Quel dosage choisir pour votre substance homéopathique ? (dans tous les cas n’hésitez jamais à consulter un homéopathe pour affiner votre traitement)
- concernant le dosage, souvenez-vous qu’il convient d’espacer progressivement les doses à mesure que les symptômes s’estompent. En cas de crise particulièrement aigue de crampe, de nausée ou de mal de gorge par exemple, vous pouvez prendre entre trois et cinq granules de la substance correspondante toutes les dix minutes en espaçant immédiatement à une demi-heure puis à deux heures d’intervalles dés que le symptôme commence à céder du terrain.
- En cas de crise aigue ne fumez pas, ne buvez pas de café et mangez peu afin de ne pas gêner la progression de la substance. Allongez-vous au calme et respirez profondément pour accompagner activement le processus.
- Cette règle des doses rapprochée est valable pour les granules et non pas pour les petites doses en globules qui nécessitent elles un intervalle d’au moins six heures entre les prises dans les cas de crises aigues : par exemple si vous débutez des symptômes de grippe ou de sérieuse otite externe (peu de gens savent que cette substance fonctionne aussi à merveille pour ces otites), vous vous rabattrez par exemple sur Oscillococcinum® en doses à raison d’une dose toutes les six heures en espaçant par la suite jusqu’à guérison complète.
- Dans le cas de symptômes chroniques et installés les dosages sont plus complexes et on entre dans la problématique des médicaments de terrains et des médicaments symptomatiques. Traiter un problème de terrain à doses rapprochées n’a logiquement pas de sens. De même traiter un symptôme chronique déjà installé à doses rapprochées ne se justifie pas dans la mesure où on est en présence d’un problème de terrain qu’il faut traiter en amont. Prenons par exemple un symptôme de douleurs lombaires tolérable et installé dans le temps (c'est-à-dire depuis plusieurs mois ou années de façon chronique). Il conviendra de le traiter sur un plan symptomatique en prenant une à trois prises par jour d’une même substance homéopathique tout en maintenant un traitement de terrain hebdomadaire pour éteindre en amont la cause organique du symptôme. Mais prenons à présent le même symptôme dévalant par exemple à chaque cycle menstruel. Ce symptôme devient donc aigu et devra être traité comme tel à doses rapprochées tout en maintenant un traitement de terrain à raison d’une dose globule par semaine ou par mois. Même chose pour un problème de douleurs dentaires dues par exemple à des gencives abîmées : les douleurs étant tolérables et installées on va traiter le symptôme à raison d’une à trois prises par jours et on va traiter le terrain en parallèle. Mais si ces douleurs deviennent brutalement aigues ou électriques c'est-à-dire si elles sortent de leur intensité habituelle on va rapprocher les doses de la même substance ou d’une autre afin de faire céder ce symptôme tout en maintenant le traitement de terrain.
Quelle dilution choisir pour votre substance homéopathique ? (dans tous les cas n’hésitez jamais à consulter un homéopathe pour affiner votre traitement)
Concernant le choix de la dilution, la règle qui prévaut est assez simple et se base sur l’analyse précise de vos symptômes. Vous devez donc commencer par prendre le temps de parcourir à plusieurs reprises les différentes pages de ce site afin de rechercher la ou les substances qui correspondent le mieux à vos symptômes. Vous pouvez aussi entrer directement votre symptôme dans la barre de recherche en bas de page ou cliquer dans la liste des symptômes usuels.
- Les dilutions homéopathiques sont dites « basses », « moyennes » ou « hautes » en fonction de leur CH (centésimale hannemanienne) c'est-à-dire du nombre de dilutions successives qu’il a fallut effectuer pour obtenir la substance à partir de sa teinture mère.
- Les dilutions hannemaniennes vont de 3 à 30 CH.
- Les basses dilutions s’entendent de 3 à 7 CH
- Les moyennes dilutions vont de 7 à 9 CH
- Les hautes dilutions vont de 9 à 30 CH
- En cas de crises aigues ET si le tableau symptomatique est très précis et complet (voir les différents symptômes pour chaque substance dans les pages du site) c'est-à-dire si vous présentez un grand nombre de symptômes décrits pour la substance, vous devez prendre cette substance en dilution aussi haute que les symptômes présents sont nombreux. Exemple avec arnica : vous présentez des crampes + des raideurs musculaires + vous venez de faire du sport + vous présentez des céphalées + votre lit vous semble dur, inconfortable… Plus ces symptômes caractéristiques de la substance s’accumulent plus vous devez monter en dilution en respectant toujours la règle des prises en crises aigues c'est-à-dire en espaçant les prises à mesure que le ou les symptômes cèdent du terrain jusqu’à extinction totale des symptômes où vous devez cesser totalement les prises.
- En cas de crises aigues ET si le tableau symptomatique est imprécis et peu complet (voir les différents symptômes pour chaque substance dans les pages du site) c'est-à-dire si vous ne présentez qu’un ou peu des symptômes décrits pour la substance, vous devez prendre cette substance en dilution aussi basse que les symptômes présents sont peu nombreux. Exemple avec kalium phosphoricum : vous êtes un étudiant passagèrement surmené et vous présentez une brutale aversion pour le travail intellectuel avec sensation d’épuisement. Si les symptômes s’arrêtent là vous prenez cette substance en basse dilution que vous augmentez vers les hautes dilutions proportionnellement à l’augmentation des symptômes (tête douloureuse, irritabilité, prostration…) en respectant toujours la règle des prises en crises aigues c'est-à-dire en espaçant les prises à mesure que le ou les symptômes cèdent du terrain jusqu’à extinction totale des symptômes où vous devez cesser totalement les prises.
- Dans le cas des maladies chroniques à symptômes installés vous allez utiliser de préférence les basses dilutions pour drainer les organes concernés par ce ou ces symptômes et préparer la mise en place progressive du traitement de fond qui se fera en prise hebdomadaire ou mensuel d’une seule dose de la substance à haute ou très haute dilution.
- Si vos symptômes sont « croisés » c'est-à-dire s’ils entrent dans le tableau de plusieurs substances voisines vous pouvez alterner les prises de ces différentes substances en sachant que le traitement de fond sera lui nécessairement plus ciblé.

